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07 septembre 2011

Le Rugby. Hein.

Commis par Max



D'habitude, je parle de cinéma ou de séries télé; ou alors je fais des photos ou je parle de.
Bon et bien, pas cette semaine.
Cette semaine, c'est le rugby.

Si tu prends la violence de la Première Guerre mondiale et que tu le mélanges avec la grâce de la méthode Balanchine, ça donne le rugby.

Ce mois-ci, c'est la coupe du monde rugby. Ça va être dur. C'est en Nouvelle-Zélande. On va devoir se lever tôt, mais ce n'est pas grave, nous sommes des hommes durs, la douleur c'est psychologique, etc.

Je ne vais pas essayer de passer pour un grand expert sur la question, mais, tout de même, mini-leçon d'histoire: le rugby a été inventé à Rugby (Angleterre, West Midlands) quand William Webb Ellis, jouant au foot, prend le ballon en main et le dépose derrière la ligne des buts. Bon après, d'accord, il y a aussi des ancêtres tels que le Hurling irlandais, le Calcio italien, la Soule française ou même le Knappan gallois (sympa, pour les fans de Scrabbles) qui ont influencé le jeu de manière assez exhaustive, notamment en ce qui concerne le pointage et la nature "rugueuse" du sport.


Puis, l'importation du rugby a donné naissance à deux sports qui domineront deux grandes nations du continent nord-américain: le football américain et le hockey sur glace.  Tout de même... aucun sport ne peut se vanter d'avoir pris autant au passé pour ensuite influencer le futur.

Le sport se joue à XV (toujours utiliser les chiffres romaines, toujours). Il y a des variantes à XIII et IX. Chaque position est numérotée, chaque position est très spécifique, contrairement au football ou au hockey. Voici un bon vidéo expliquant les règles:

D'emblée, on comprend deux choses: premièremen, il s'agit probablement du sport dans lequel le jeu d'équipe est le plus important; deuxièment, le jeu est d'une rare finesse tactique.
 
L'autre aspect que j'apprécie au rugby, c'est la culture internationale qui l'entoure: 20 nations de tous les continents vont participer à la coupe du monde, des États-Unis jusqu'à l'excellente équipe des îles Fidji. Le jeu a autant été influencé par la culture Maori, que par la joie de vie française, que par l'histoire de la ségrégation en Afrique du Sud, etc. Récemment, des grands pays - comme l'Argentine - collectionnent les bons résultats; le Japon fait bonne figure et des petites nations ( Irlande, Pays de Galle, Géorgie, Tsonga) ont d'extraordinaires joueurs. De plus, le sport n'a jamais entrainé la violence qu'on a connu dans le monde du foot. C'est un sport qui tient tellement à son code de respect que ça transpire dans les gradins.


Le Canada va aussi participer à la Coupe du Monde, placé dans le groupe difficile (celui de la France et des légendaires All Blacks de Nouvelle-Zélande). Au début de chaque compétition, je suis déçu de constater la faible couverture médiatique, vu le nombre de valeurs canadiennes  (ouverture sur le monde, respect de l'opposition, esprit d'équipe) que ce sport intégre.

Cela dit, je continue à croire qu'avec un peu d'aide, le rugby canadien peut devenir une histoire encore plus belle.

En attendant, vive la France.

Puté con.

31 mai 2011

Les aventures de La Tache à Régina, part I

COMMIS PAR LA TACHE

Au moment où vous lisez ces lignes, La Tache a paqueté ses petits et est allée s’établir à Régina, Saskatchewan, pour quelque temps.

Wait… what?



Oui, oui, vous avez bien compris. La Tache, c’est à dire moi, est allée se perdre dans le panier à pain du Canada, dans la Roughriders Nation, là où la potasse règne en maîtresse et les gens se mettent des melons d’eau sur la tête pendant les parties locales de football. La province de Tommy Douglas, the greatest canadian, le père du système de santé actuel, la province dont on n'entend jamais parler sauf peut-être dans une toune des Trois accords ou de Mononc' Serge, The land of living skies, qu’ils l’appellent, l’endroit qui vous fait gagner gros au scrabble pis c’est pas mal tout.



Alors, qu’est-ce qu’elle est allée faire là, La Tache? Pas grand-chose, en fait. Elle est allée voir si un projet qui lui tient à cœur pouvait réussir. C’est vague, hein? Ça le demeurera. J’aurais pu ne pas en parler, en fait, faire comme si de rien était. J’veux dire, faire des vidéos dans mon salon à Boucherville ou dans mon salon à Régina, y’a pas grand différence. De toute façon, je vais continuer à bloguer littérature, je vais continuer à dire de la marde à propos de nos actualités québécoises, de nos politiciens, je vais continuer à péter des coches.

La raison pour laquelle je vous parle de ça aujourd’hui, c’est pour vous dire que la Diagonale s’apprête à ajouter une corde à son blabla (comme si on n’était pas déjà assez hétéroclite de même). En effet, à partir de maintenant, j’ai l’intention de vous jaser, une fois de temps en temps, de la vie à Régina, en tant que minorité francophone dans un océan anglophone. Vous faire découvrir, peut-être, des gens et des institutions qui se battent pour que la langue française puisse continuer se parler d’un océan à l’autre, qu’on soit n’importe où.

Vous saviez que les francophones de Saskatchewan s’appelaient les fransaskois? Vous le saviez pas, hein? Ben voilà, ça y est, vous le savez. C’est ben la première chose que La Tache vous apprendra. Saviez-vous aussi que selon les chiffres de 2006, il y a environ 48 000 francophones et francophiles en Saskatchewan, dont 12 515 à Régina, donc encore 2870 ont le français comme langue première. ELLE VOUS EN DONNE DES CHIFFRES, LA TACHE, HEIN, ELLE VOUS EN DONNE!

Bon, j’ai pas ben d’autres choses à dire, comme je viens tout juste d’arriver, c'est pas comme si j'avais fait une thèse sur Régina (Non La Tache, t'as fait un mémoire de littérature, c'est pire). À date j'peux vous dire qu'il y a des bouttes qui ressemblent à Sorel pis que ma proprio parle un français qui ferait rougir plusieurs Québécois!

Alors voilà! Et si jamais j'ai des lecteurs francophones de la Saskatchewan, manifestez-vous. J'suis intéressé de savoir qui vous êtes!



PS :Ah, et en passant, à partir de maintenant vous pouvez parler de nous comme étant un blogue pancanadien. C’est pas mal gros, ça, pancanadien, right?

Right…

20 mai 2011

La guerre poum poum

Commis par La Fille

Harper ayant gagné les dernières élections, j'ai pensé: Allez, La Fille, soit bonne joueuse, serre-lui la pince et félicite-le de vive voix pour cette victoire! (Ben quoi...) Ça ferait quand même plus poli. Et lui montrerait ma bonne volonté. Je pourrais lui glisser un petit mot sur un projet pas mal du tout qui s'appelle La Diagonale et qui mérite beaucoup de financement. Hé ho, pas folle, La Fille. Faut savoir aller chercher les contacts adéquats, moi j'dis. (Ce qui sonne étrangement comme Wajdi. Enfin. Passons.)

Alors voilà. Je suis allée à Ottawa. Et avant l'heure du thé au 24 Sussex, j'ai décidé de passer au - assez récent - Musée canadien de la guerre (MCG). Comme ça, que j'me suis dit, j'aurai de quoi causer, avec Stephen. Les tanks, les fusils, la limo d'Hitler, boum boum, pow pow, tactactactac, pffrfffsfpp (bruit d'une explosion, très clairement).

Inauguré en 2005, le MCG est un jeunot dans l'univers muséal du Canada. À côté de lui, le Musée canadien des civilisations et le Musée de la monnaie sont des dinosaures.

Comme la plupart des musées relativement récent, le MCG présente un minimum d'interactivité avec ses visiteurs: toucher des matières de fabrications d'armement, soulever des panneaux pour découvrir la réponse à une question, regarder à travers une réplique de masque à gaz, marcher dans une tranchée, vérifier si l'on a les pieds plats (oui oui).

Touristes dans les tranchées:


Le musée retrace, en quatre sections, l'implications du Canada dans les divers conflits mondiaux. La première retrace les guerres des Premiers Peuples, des Français et des Britanniques; bref du début du pays colonisé jusqu'à 1885. J'ai déploré, dans la section consacrée aux patriotes, de ne pas voir même une minuscule réplique de leur drapeau. Étant donné la vigueur avec laquelle ce drapeau est ramené sur la place publique, même presque deux siècles plus tard, une petite mention aurait été, à mon sens, rigoureuse.

La seconde s'étend de la guerre sud-africaine à la Première Guerre mondiale (donc de 1885 à 1931, environ). La controverse entourant l'implication du Canada dans le conflit sud-africain est bien amenée. Les Canadiens sont loin d'être traités en héros. Tout comme sir Wilfrid Laurier, d'ailleurs.

La troisième salle est bien sûr consacrée à la Seconde Guerre mondiale où, comme le musée le présente "à la lutte du Canada contre les dictatures à l'étranger". Impressionnante, cette section débute par l'exposition de la voiture d'Hitler. Petit vidéo d'un comique qui a cru pertinent de monter à bord. Faut franchement être con parfois.


Même si cette section était pas mal foutue, j'ai déploré le peu de mention à la Shoah ou au Goulag (et même à Hiroshima, maintenant que j'y pense). Un panneau informatif, ici et là. L'information restait centrée autour des combats marins, sous-marins et d'aviation. Je comprends ce choix. J'aurais toutefois aimé en savoir plus sûr les conditions de vie des prisonniers canadiens. Mon coup de coeur: extraits vidéos de vétérans se souvenant de leur retour au pays, quand ils ont vu la terre apparaitre sur le bateau ou quand ils ont serré leur fiancé dans leurs bras. Patriotique à souhait, mais d'une authenticité désarmante. Il a tout fallu pour m'arracher de là.

Finalement la dernière salle se consacre à la Guerre froide, au maintien de la paix et aux récents conflits. J'avoue, j'y suis passée à toute vitesse, épuisée. Le musée est non seulement immense, mais - faut bien le dire - lire des horreurs durant des heures épuise. À la fin, j'en avais marre des statistiques de morts, de disparus. Je ne voulais plus savoir combien de tonnes pèse tel ou tel obus. J'étais un peu étourdie. Surtout que le tout se clôt par une exposition de la Croix Rouge témoignant des 35 ooo personnes disparues au cours des guerres de Yougoslavie. Ça arrache le coeur.

Au bout du trajet, on arrive à la Galerie LeBreton, où se retrouve exposé la collection de matériel militaire du MCG. En gros, la salle n'a rien d'une galerie. Elle est grise et moche (quoi que ceinturée de larges fenêtres) et on s'y promène entre tank, chars d'assault, cantine militaire, avion, jeep, canons, etc. La salle (puisque vaste et éclairée - pensez à la taille de ces trucs...), accueille parfois des évènements mondains. Prendre un verre de vin entre un sous-marin et un char, le rêve de tous, non?


J'ai appuyé sur une chenille de tank. En a résulté des doigts graisseux et une envie soudaine de sortir. J'imaginais toute ces machines en marche... et je n'était pas trop à l'aise.

Et Stephen, dans tout ça? Faut dire que je n'avais plus trop envie de jaser guerre. Je suis tout de même allée jusque chez lui et je lui ai dit: What do you say, Stephen? Let's go across the street, check if the Governor wants to grab a beer with us. We'll talk about tulips. Tulips are nice. Tulips are coloful. We can make ourselves a bed made of tulips and sing Lennon and Yoko songs. Come on. Tulips.

Et là, il m'a répondu: Yeah. Great plan. I love tulips.

Qui s'en serait douté?

03 mai 2011

Petit guide de l'électeur québécois

Commis par Maxouel


Pour un point de vue moins déconnant : La grande évasion, de Jean-François Lisée

***

Finalement, cette semaine, votre serviteur se fera aller la glotte dans un spectacle... de danse !

C'est à l'agora de la danse, ça s'appelle Chœur et chorégraphes, c'est dirigé pas André Pappathomas, pis c'est pas mal hot.

Peut-être un des derniers shows de danse subventionnés au Canada !