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26 septembre 2011
15 septembre 2011
L'actualité en photoroman
Commis par Maxouel
Ces temps-ci, je m'amuse beaucoup à écrire des strips de trois cases. Les dernières aventures des patates cruelles peuvent en témoigner.
N'empêche, je trouvais que ça volait un peu bas. Alors je me suis demandé si je pouvais faire des strips sur des sujets d'actualité. Des strips sérieux, philosophiques même.
Le problème, c'est que j'avais beaucoup de mal à dessiner des personnalités (forcément, quand on se spécialise dans les patates...). J'ai donc décidé de prendre des photos à la place.
Résultat ? C'est probant ! Tous les quotidiens devraient s'adonner au photomontage et, pourquoi pas, ajouter des phylactères pour reconstituer les dialogues !
Voici quelques exemples :
L'affaire DSK
Les élections fédérales
Les élections fédérales, prise 2
L'actualité littéraire
Bonne fin de semaine !
Libellés :
Actualité,
BD,
Houellebecq,
humour,
Jack Layton,
maxouel,
Stephen Harper
05 septembre 2011
29 août 2011
L'enclos de l'éléphant de retour à l'espace libre
Commis par Maxouel
Après un passage remarqué au FTA le printemps dernier, L'enclos de l'éléphant est de retour à l'Espace Libre pour la saison régulière jusqu'au 10 septembre.
En un mot : cette pièce est un must. En plusieurs mots : voir ci-dessous.
La pièce est l'oeuvre du jeune dramaturge Étienne Lepage, déjà remarqué pour son Rouge Gueule, joué récemment au Prospéro et à l'Espace GO. À l'origine, L'enclos de l'éléphant était écrite pour un seul spectateur. Une telle exigence n'étant pas financièrement viable, la scénographie de Romain Fabre isole plutôt les spectateurs à l'aide de panneaux latéraux. Les places, formant un grand cercle à même le sol, créent les limites de la scène. Ainsi, malgré l'isolement partiel créé par les panneaux, nous faisons ostensiblement face aux spectateurs placés de l'autre côté de la scène. L'acoustique étouffée d'un tel dispositif est palliée par un petit haut-parleur placé dans chaque isoloir, dont le son est alimenté par des micros sans-fil que portent les acteurs. L'effet d'intimité est saisissant. Même les phrases chuchotées nous parviennent dans le creux de l'oreille. Confessionnal, enclos pour animal, isoloir de prison : la symbolique du dispositif est multiple et parlante.
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| Crédit : Yanick McDonald |
L'histoire est des plus simples. Alors qu'Alexis (Denis Graveraux) lit tranquillement son journal, un homme (Paul Ahmarani) entre sans frapper et lui demande de bien vouloir l'accueillir le temps de l'averse. Cette situation, somme toute banale, prend rapidement une tournure... disons «étrange» pour ne pas vendre de punch. Paul (c'est le nom de l'homme) parle presque sans s'arrêter, joue avec la confiance de son hôte. Mais que cherchent Paul et Alexis dans cet échange improbable ? Là est toute la question. Que pouvons-nous savoir les uns des autres ? Connaissons-nous seulement nos propres intentions ?
Absurde, drôle et violent, le texte remarquable d'Étienne Lepage est soutenu par deux acteurs solides. Paul Ahmarani donne une véritable âme à un texte pourtant difficile. Le rôle de Denis Graveraux, quant à lui, demande des reins solides. Muet jusqu'à l'éclatement, l'hôte successivement humilié, complimenté, menacé et taquiné se plie douloureusement au jeu.
Cette pièce est un franc succès à tous les niveaux, du point de vue de la mise en scène, de la scénographie, du jeu et du texte. C'est une production brillante et dérangeante d'une qualité rare. C'est à voir !
Jusqu'au 10 septembre
du mardi au samedi, 20h
sauf ce jeudi 1er septembre, à 19h et suivi d'une discussion avec l'équipe
Espace Libre
28 juillet 2011
19 juillet 2011
Si Nunuche n'eut chu
Commis par Maxouel
D'aucuns d'entre vous auront croisé cette couverture troublante au hasard d'une librairie.
Non, il ne s'agit pas du nouveau Elle, ni du dernier Loulou.
Vous avez mordu au canular fomenté par Élise Gravel, dont trois numéros sont déjà parus à la Courte échelle.
Nunuche a cela de particulier qu'il ridiculise la presse féminine avec ses propres armes : au premier coup d’œil - et c'est l'effet voulu - on peut même même le confondre avec l'un de ces magazines qui accompagnent gentiment notre attente à la caisse de l'épicerie. (D'accord, j'avoue que l'ostensible paire de fesses du deuxième numéro sent un peu l'arnaque, mais le numéro spécial jeunesse Nunuche gurlz est un pastiche franchement réussi.)
Est-il possible de créer un magazine dont TOUT est faux et satirique? Oui : Nunuche l'a prouvé. Ses articles n'ont d'intérêt que comme caricature; les publicités sont montées de toutes pièces par l'équipe de graphistes; on y trouve même un courrier des lectrices et une page d'horoscope! Et le tout est rédigé avec un soin remarquable. Un effort particulier est accordé au graphisme et à la mise en page, afin de recréer l'aspect des magazines pastichés. Le premier numéro (Exit les oreilles) m'avait carrément enthousiasmé. Il s'agissait pour moi d'un livre d'art, d'un exercice de style sont je ne connaissais pas d'équivalent. Mais une question a traversé mon esprit : comment créer plusieurs numéros sans gâcher la recette, sans user le punch?
La lecture du second numéro, paru ce printemps, a confirmé mes craintes.
À force de tourner autour des mêmes clichés, Nunuche devient en quelque sorte sa propre caricature. C'est sans doute le résultat attendu par l'exercice.... Mais je me suis surpris, pendant ma lecture, à avoir soif de transgression. Quelques publicités ou articles isolés ( Fondation Nunuche pour les ados moches; Élever un enfant médiocre ) grattaient des bobos plus réels que celui des fashionistas anorexiques... et j'en voulais encore. J'aurais aimé entendre parler d'actualité, de politique, de sexe... et de façon trop vraie pour être vraie.
Comment dire? Il me semble que l'appareil satirique de Nunuche est bien rodé, très bien même. Le temps serait venu de l'investir d'un message et d'un contenu qui dépassent l'exercice de style. J'aimerais que ce magazine iconoclaste fasse davantage grincer les dents.
Bon, j'avoue que c'est très étrange de dire d'un bouquin « j'aimerais plutôt qu'il soit ainsi ». Mais je le souhaite ardemment. J'aime Nunuche d'amour. C'est donc inévitable : je lui fantasme un avenir.
Ce qui me rassure? Nunuche a aussi une vie en ligne. Sur Facebook ou twitter, elle (Élise Gravel?) partage des perles trouvées au hasard du web. Parfois, elle sert de vitrine à d'autres publications transgressives (Happy Woman Magazine, dont un article - Élever un enfant médiocre - a été traduit pour le deuxième numéro). Soudain, Nunuche n'est plus une imitation transcendante : elle est là, bien réelle, partout sur le web, dans une pub de savon, dans une nouvelle collection mode. Nunuche devient une sorte de mème qui regroupe tout ce que la mode et la presse féminines créent de plus débile. Nunuche est partout. Pour trouver le chaînon manquant du magazine, il faut aller en ligne.
Bref, je souhaite le plus brillant avenir à Nunuche. La parution de Nunuche gurlz, parodie de magazine pour adolescente, est d'ailleurs prometteuse. le sarcasme un peu gros de la version «pour adultes» devient un véritable vent de fraîcheur pour la littérature jeunesse.
Je termine ce court billet avec une citation de Nunuche en personne, qui m'a bien fait rigoler :
« ÉPANOUISSEMENT PERSONNEL !» hurlent les hordes de féministes en arborant de disgracieux ronds de sueur sur leur t-shirts informes. Et tout le monde ignore cette petite voix douce et discrète, cette petite voix oubliée qui chuchote désespérément : « Féminité! Féminité! »
- Nunuche : Dossier spécial, beauté intérieure, no.2, p. 7
04 juillet 2011
Archie remix : Le discours du prince William
Commis par Maxouel
C'est juste pour déconner. Je me demandais si c'était possible de faire quelque chose de pertinent en modifiant le texte des Archie. Maintenant, vous le savez : c'est impossible.
Le discours en français a été prononcé à Québec, et non à Montréal (les émeutes de 1964, elles, ont bien eu lieu à Montréal).
Pour des extraits du fameux discours. (Sans blague, c'est un bel effort !)
01 juillet 2011
Connecte ta Kinect
Commis par Maxouel
Pour les moins geek d'entre vous, la sortie de la Kinect, le 4 novembre 2010, est sans doute passée inaperçue. Par contre, pour la communauté des hackers et de l'open source, le coquet bidule tri-oculaire de Microsoft est un précédent historique. Voici pourquoi.
Kessé ksé la Kinect ?
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| « Ayoye ! » - Tom Cruise, essayant la Kinect. |
En gros, la Kinect, conçue pour la Xbox 360, est une Wii sans manette. Le gadget se place tout simplement au dessus de l'écran : ensuite, il suffit de se dandiner. La Kinect est équipée d'une caméra de profondeur (qui projette une grille de points en infra-rouge, puis détecte la distorsion et le temps de retour de la réflexion) et d'une caméra classique, style webcam. La combinaison des deux devient un détecteur de mouvements d'une redoutable précision. Accompagnée de savants algorithmes, la Kinect peut suivre le mouvement d'une main, d'un bassin, d'un pied, voire même d'un sourcil... et pratiquement sans erreur.
Un succès chez les flibustiers
Dès la sortie de la Kinect, les gosseurs informatiques de ce monde ont pressenti son potentiel immense. Les caméras de profondeur, nécessaires à l'analyse d'un environnement tridimensionnel, se trouvaient alors à des prix rédhibitoires. Les 150$ demandés pour la Kinect étaient une révolution en soi.
Le site Adafruit a vite lancé un concours, offrant 3000$ au premier qui concocterait un pilote opensource pour brancher la Kinect sur un ordinateur. Une surprise attendait les hackers : le code qui sortait du port USB était parfaitement simple et intuitif. Hector Martin, qui a remporté le concours, s'en est évidemment réjoui :
Microsoft was nice enough to say, “We aren’t going to tell you how it works, but we aren’t going to prevent you from figuring it out.” [1]
Plus tard, on apprendra que l'instigateur et le subventionnaire du concours n'était nul autre que Johnny Chung Lee, alors employé chez Microsoft ! Lee s'était déjà fait remarquer pour son fameux piratage du capteur de la Wii (allez voir ça !), permettant de modifier la perspective de l'image selon la position de sa tête. Aujourd'hui, Lee ne travaille plus pour Microsoft... mais pour Google.
Collaborer avec l'ennemi
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| Le monde selon Apple |
En soi, cet engouement pour la Wii n'est pas surprenant. Par contre, la réaction de Microsoft a désarmé les plus optimistes. Vaguement menaçante au début, la méga-boîte a décidé de fermer les yeux sur le piratage de la Kinect. Ensuite, devant le succès de vente phénoménal du gadget, Microsoft a choisi de cautionner les programmeurs en dilettante. Tout récemment, Microsoft a lancé Kinect for Windows, permettant à chacun de programmer les données de la Kinect en C ou en basic.
Cette stratégie de marketing est remarquablement intelligente. Grâce aux multiples hacks de la Kinect, Microsoft jouit d'une publicité gratuite et enthousiaste, en plus de s'attirer la sympathie des enfants terribles du Web. Cette approche devient de plus en plus populaires chez les grandes firmes : on peut penser au Android Open Accessory Development Kit, qui permet de modifier le système d'exploitation de téléphones cellulaires.
Dans ce contexte d'ouverture, la gestion hégémonique d'Apple est des plus archaïques.
Quelques projets fascinants
La frénésie des piratage était telle qu'un site a été conçu pour les héberger : Kinecthacks
Très remarquée parmi les premiers projets, l'Université allemande de Konstanz a conçu un détecteur 3D pour aveugles. Ici, la Kinect permet de détecter les obstacles, ainsi que des QRcodes donnant des indications. Le programme interprète ces données pour fournir des indications vocales.
Dans un registre plus ludique, certains ont réussi a animer des robots qui imitent, en temps réel, le mouvement de leur propre corps. D'autres ont intégré leurs expressions faciales dans des logiciels d'animation 3D.
Finalement, voici mon projet préféré. Ici, Chris Vik se sert simplement de la Kinect comme contrôleur musical, permettant de modifier le déroulement de la mélodie, l'amplitude de filtres, la hauteur d'une mélodie. Est-ce que les DJ de demain seront aussi des danseurs !?
Pour plus d'info, consultez l'excellent article de Jason Tanz, pour le toujours pertinent magazine Wired.
12 juin 2011
Contre la femme-faire-valoir
Commis par Maxouel
L’article de Guillaume, à propos des frasques de Berlusconi, m’a rappelé un troublant documentaire de Lorella Zanardo : Le corps des femmes. Un film rigoureux, implacable, qui m’a rempli d’une grosse colère : celle d’être, moi, homme occidental hétérosexuel, le public cible – et donc en partie le responsable – d’un imaginaire de la femme complètement aliéné. Une colère qui m’accompagne tous les jours.
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| On fonce dans le tas ! |
Je suis fatigué de la femme-faire-valoir, qu’on ajoute comme une décoration. La femme qui ne pense pas, ne se fâche pas. L’objet de désir par excellence. Elle danse dans les vidéos clips, elle se rase les jambes en souriant. Elle est à peu près toujours pareille. Toujours belle et heureuse.
Le pire, c’est que la bande dessinée, art qui m’intéresse s’il en est un, est parmi les plus désolants lorsqu’il s’agit de représenter les femmes. Même mes dessinateurs favoris (je pense ici à Greg, Franquin, Gotlib) tombent dans le cliché du fil de fer aux appâts bondissants. Chez d'autres, comme Dupuy et Berberian, c'est insidieux. Les femmes expressives et caractérielles sont généralement des mères, des vielles femmes, bref, des femmes non désirables. Les jolies filles, elles? Toutes pareilles. Sans regard.
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| Extraits de Monsieur Jean, de Dupuy et Berberian |
Et ceux qui se moquent de la courageuse qui a jeté son rasoir... Pour des poils, j'en viendrais aux mains.
Une norme pour une autre?
L’idée n’est pas de censurer. Je n’aurais rien contre les poupounes photoshoppées si elles ne formaient pas la norme absolue en matière d’esthétique, si elles ne me rappelaient pas sans cesse, partout – dans le métro, sur la route, dans le journal, à l’école – que je dois désirer comme tout le monde.
C’est le triste monde des pastilles de goût. Partout, l’aromatique et charnue règne, balance ses assommants tanins, masque tous les autres parfums. Où sont-elles, où sont-ils, ces goûteurs passionnés qui traquent les notes de terre, de cuir, de banane et de violette? Qui cherchent avec la bouche, les yeux fermés? Qui confondent rouge et blanc, et en rient?
This is no country for œnologues.
Mais que faire ?
Difficile de changer le programme à la télé. Par contre, une affiche de métro, c’est à portée de main. Les montréalais d’entre vous auront sûrement déjà aperçu un de ces autocollants.
Personnellement, je ne raffole pas du slogan «sale pub sexiste», qui sonne un peu enragé. Je lui ai longtemps cherché une alternative («insulte à mon intelligence», «combien pour la fille?», etc.) mais ce n’était pas aussi punché. Quoi qu’il en soit, vous pouvez vous en procurer auprès d’assos étudiantes membres de l’ASSÉ (il y en a à l’UQAM).
Finalement, je m’en voudrais de ne pas mentionner la merveilleuse initiative du collectif Artung, Ceci n’est pas une pub. En une journée, ils ont accompli la tâche colossale de remplacer 200 publicités de rues par des toiles d’artistes!
Si, un jour, il faut qu’on sorte de l’imaginaire normé et débile que nourrissent la majorité des publicités, ça commencera par la reconquête de l’espace public.
07 juin 2011
L'été de tous les dangers
Commis par Maxouel
L'été arrive, les vacances itou. Plus aucune mauvaise nouvelle ne se faufilera dans nos épais journaux saturés de pubs de piscines. Plus de famine, plus de guerres, plus de pollution. La Terre reprend des forces, et nous avec.
Mais attention ! Tout bonheur a son prix. Le brave vacancier, gras de frites et taché de bière, doit connaître les dangers de ses folles aventures.
Voici les quatre principaux ennemis de l'oisif estivant.
Le propane est une substance qui fait boum.
D'après le injury board, environ 6500 feux sont causés par des BBQ aux États-Unis, causant des blessures et la destruction de propriétés.
Sans surprise, le site nous apprend que le nombre d'accidents grimpe drastiquement de mai à juillet.
En conséquence, la Diagonale vous suggère de préconiser :
1. Les BBQ chez des amis (n'évite pas les blessures, mais vous épargne les conséquences d'un incendie).
2. La salade.
Au Québec, pendant les vacances de la construction, tout le monde se retrouve sur la route pour fuir la ville. En conséquence de cette bonne humeur collective, les accidents routiers augmentent notoirement.
En France, un phénomène semblable s'observe pendant les grandes crues de congés payés. Selon une loi du ministère de l'intérieur et du ministère des transports, il est interdit aux mineurs d'embarquer dans un autobus voyageur le 30 juillet et le 6 août 2011.
La Diagonale vous conseille de ne pas vous déplacer le jour des grands exodes vacanciers.
Vous connaissez la chanson : il ne faut pas boire trop d'alcool, c'est pas bon pour la santé.
Par contre, l'été, un danger s'ajoute : les piscines. D'après un rapport du MELS, au moins 35 % des victimes de noyade de 25 ans et plus avaient un taux d'alcoolémie supérieur à la limite légale au moment de la baignade. Ça vaut aussi pour les lacs et, surtout, pour les rivières.
En conclusion, ne taquinez pas la truite en vous coulant une froide... ou vous finirez tout froid taquiné par les truites.
Tout le monde a déjà vécu un gel de cerveau. La crème glacée, la sloche et les mister freeze sont autant de faux amis qui, sous prétexte de vous rafraîchir, vous gèlent des neurones à jamais.
À son paroxysme, ce phénomène peut se transformer en barbotine aiguë, dont les effets sont permanents. La barbotine peut bien sûr causer la paralysie et la mort, mais ses effets peuvent s'avérer plus subtils et pernicieux.
La Diagonale vous conseille de chauffer vos rafraîchissements au micro-ondes avant consommation.
***
En cherchant des images pour cet article débile, je suis tombé sur ce site fascinant : stephenharperisatotallynormalguy
Pourquoi ? Pourquoi ?
30 mai 2011
L'esthétique du FAIL
Commis par Maxouel
Au hasard des Internets, qui n'a pas croisé ces images aberrantes, ces vidéos douloureux portant le même verdict implacable?
Comme un examen lamentablement échoué, ces images et ces vidéos se passent de note et de commentaires. Un mot suffit : FAIL.
D'après Know Your Meme, l'expression proviendrait d'un jeu vidéo japonais qui, en lieu et place de «game over», affichait «You fail it»... D'accord pour l'étymologie. Mais comment expliquer que ce simple mot (qui fait pourtant partie du vocabulaire anglais) ait regagné une telle vigueur, jusqu'à redéfinir son sens et son usage?
What the FAIL ?
D'abord, qu'est-ce qu'un FAIL au juste? Demandons à l'oncle Wiki :
Failure refers to the state or condition of not meeting a desirable or intended objective, and may be viewed as the opposite of success.
Ainsi, toute ambition a deux issues possibles, dont l'une est l'ÉCHEC.
Qu'en retenir? Qu'un FAIL n'arrive jamais seul.
Si un échec survient... ça veut dire que quelqu'un, à un moment précis, a vraiment cru réussir.
À mon humble avis, c'est là toute l'essence du FAIL. Quatre petites lettres suffisent à transformer des images en histoires. Le FAIL souligne toujours une situation initiale, toute simple soit-elle, où tout allait pour le mieux, jusqu'à ce que...
Le FAIL est comme l’enfer : il est pavé de bonnes intentions.
Le bon FAIL
Et plus sincère est l'intention, plus profond est l'échec.
Les entreprises les plus banales n'y échappent pas :
danser (voir plus haut)
L'échec est à la portée de tous. Il n'y a pas de recette pour un bon FAIL.
Produits dérivés : WIN et EPIC
La frénésie du FAIL a vite allongé son dictionnaire. Les quatre lettres n'ont plus suffi à décrire le désarroi que provoquaient certains échecs. Ainsi est né l'EPIC FAIL.
Le FAIL est à l'EPIC FAIL ce que les inondations en Montérégie sont au Tsunami du Japon.
Après l'échec, c'est le succès qui a suscité l'intérêt. Mais pas n'importe quel succès : l'improbable, le spectaculaire, le courageux. Ici, donc, l'intention compte moins que le simple résultat. En un sens, les images de WIN sont moins narrativement complexes que celles de FAIL.
D'ailleurs, dans leur caractère extrême, l'EPIC FAIL et le WIN se rejoignent parfois.
Car dans l'absurde, tout se rejoint.Une rhétorique de l'échec : FML
Parallèlement à toute cette frénésie, un site français, VDM (vie de merde) connaît un succès phénoménal. Le principe est simple : raconter une anecdote désespérante qui commence par «Aujourd'hui» et se termine par «VDM».
Aujourd'hui, je dis à mon patron que je ne suis pas bien et que je reste chez moi. Je reçois plus tard un message de sa part qui me demande de ramener un souvenir de Roland-Garros. Il m'a vu à la télé. VDML'équivalent anglophone est vite lancé : FML (fuck my life).
Sans rapport direct avec le FAIL, le FML est pourtant une catégorie d'échec : l'échec existentiel. En isolant une anecdote, les blogueurs anonymes mettent à nu, non sans humour, la vacuité de leur existence. Aucune intention, sinon vivre, comme tout le monde.
Ici, une rhétorique entre évidemment en jeu.
«J'ai échoué» veut aussi dire «je n'ai pas fait exprès», «je suis drôle», et surtout «compatissez».
C'est l'échec mis au service du dialogue.
La parlure du raté
Le mème monstrueux du FAIL a envahi nos expressions quotidiennes.
Qui ne s'est pas déjà fait dire, après avoir subi une chute humiliante et douloureuse :
Oh! L'affreuse diphtongue angraise qui point dans le flot de québétude ! Le parmesan dans la crème glacée ! Le kangourou dans la toundra !
Afin d'éviter de maladroit et attendu FAIL, je vous propose d'opter pour une alternative locale : ÉCHEC. Son sens est légèrement plus solennel, et se prête particulièrement bien aux lasagnes brûlées et aux cruises avortées.
Pour un mot plus guttural, proche du FAIL, choisissez, comme plusieurs de mes amis, le retentissant BRUN. Beaucoup plus versatile et imagé, il se prête littéralement à toutes les situations. Là ou l'ÉCHEC s'arrête, le BRUN commence.
Bonne semaine !
19 mai 2011
Un Google Images dont vous êtes le héros

Vos céréales ressemblent à une publicité.

Votre douche ne vous mouille pas.

Et tandis que votre cafetière-sur-fond-blanc se remplit...

... vous commencez à comprendre...
QUE VOUS VIVEZ DANS


Wouhou !
Où allez-vous pour entamer cette journée excitante ?
1 - Au dépanneur ?
2 - Plus loin ?
13 mai 2011
Calembours fédéraux
Commis par Maxouel
D'aucuns pourraient considérer que ma dernière chronique versait dans le plus noir cynisme, que je me riais sans vergogne des politiciens et des électeurs... qu'on m'en excuse ! Je vous propose ici un hommage vibrant aux cinq chefs qui ont croisé le fer (et les doigts, le soir des élections) à travers notre beau et grand pays. Je leur dédie à chacun un éclair d'esprit, un fleuron de langue, une perle d'âme, bref : un jeu de mots poche.
(Bon, là, c'est un peu un inside, mais si vous voulez faire partie de la gang de gens cool qui comprennent les bonnes jokes, allez réécouter l'excellente analyse politique du Dr. Gaviscon)
À la semaine prochaine !
(Merci à Benoit Gosselin pour les jeux de mots de Mike et de Stephen)
Libellés :
Elizabeth May,
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03 mai 2011
Petit guide de l'électeur québécois
Commis par Maxouel
Pour un point de vue moins déconnant : La grande évasion, de Jean-François Lisée
***
Finalement, cette semaine, votre serviteur se fera aller la glotte dans un spectacle... de danse !
C'est à l'agora de la danse, ça s'appelle Chœur et chorégraphes, c'est dirigé pas André Pappathomas, pis c'est pas mal hot.
Peut-être un des derniers shows de danse subventionnés au Canada !
28 avril 2011
21 avril 2011
14 avril 2011
Sachez amener votre sujet !
Merci à Zviane, dont les excellentes chroniques politiques m'ont donné envie de faire des bonhommes faciles à dessiner.
30 mars 2011
Une soirée douteuse
Je me rends rarement à l’est de Papineau, parce que c’est trop loin et que c’est laid. Mais, ce lundi, j’ai piétiné ma paresse jusqu’au Broue pub Brouhaha, au coin De Lorimier et Rosemont.
À mon entrée, je fus accueilli par des cris hargneux : «EXPLOOOOOOSE ! EXPLOOOOOOSE!», demande à laquelle j’aurais volontiers répondu, mais je ne savais pas comment exploser. Heureusement, la foule ne s’adressait pas à moi, mais à un hélicoptère en proie à d’évidentes difficultés. Après quelques vrilles dans un motton de fumée, l’engin finit effectivement par exploser, ce qui souleva de bonheur les cinéphiles imbibés de bière.
Mon «Chérie partons d’ici» éploré ne reçut que peu de considération de Zanne, qui connaît mieux que moi les mœurs post-Papineau. Nous avons traversé la pièce, en évitant autant que possible de nous interposer entre le public et l’écran, non pas par courtoisie mais à cause des projectiles lancés à toute vitesse. Quelques bleus plus tard, nous retrouvions la mafieuse bande des Langues sales, tapie dans un coin sombre.
Sof la Tof claqua des doigts, et on me servit aussitôt une I.P.A extra-forte qui dissipa vite mes appréhensions. Je me trouvai alors tout disposé à savourer le travail du VJ, passé maître dans l’art de faire swinger la nullité.
Mais quesséksé que cette histoire du douteux.org ? Le meilleur moyen d’en avoir toute la mesure, c’est de se pointer au Brouhaha le lundi soir ! La formule est assez constante : un film, considéré particulièrement mauvais par les organisateurs, est présenté au public assoiffé d’erreurs de raccord et de clichés ronflants. Ce main feature est précédé de clips vidéos plus courts, véritables perles d’absurdité.
Des projectiles, formés de bouchons de vin, sont servis dans des seaux. Chacun peut donc balancer son dégoût à bout de bras, soit sur l’écran, soit sur une cible «bande son» prévue tout spécialement pour les mélomanes outrés.
Mais le douteux, c’est bien plus qu’une soirée au Brouhaha : c’est une groupe, c’est une émission de radio, c’est une philosophie.
OBJECTIFS DE L'ORGANISME
- Développer le réflexe du questionnement par rapport à la culture de masse et éliminer l'acceptation automatique des idées reçues.
- Illustrer l'immense variété et l'incroyable omniprésence d'éléments douteux dans les médias, même les plus récents, même ceux à très haut budget.
- Développer chez l'auditoire le réflexe de questionnement par rapport à ce qui est présenté; susciter les conversations et les débats entre les auditeurs.
- Offrir des expériences de visionnement enrichissantes en présentant ce que les médias de masse ont de pire à offrir.
Sans aucun doute, le «réflexe de questionnement» est activé par les films du douteux. On pourrait même parler du «réflexe de doutisme», qui serait un cas particulier de doute esthétique systématique. Mais ce qui frappe le plus, c’est l’humanité des vidéos douteuses. De rature en rature, les films sont tous plus imprévisibles les uns que les autres. Plutôt que de se complaire dans la mécanique du cliché, les vidéos poches défient toute convention. Loin du fini glacé d’Hollywood, les soirées du douteux sont un haut lieu de délire carnavalesque.
Surveillez leur site web pour les événements spéciaux !
Pour finir cette chronique, voici une vidéo extrêmement douteuse, justement dégotée sur leur site.
Surveillez leur site web pour les événements spéciaux !
Pour finir cette chronique, voici une vidéo extrêmement douteuse, justement dégotée sur leur site.
23 mars 2011
OFF-CIEL : Quelques entrevues
Si vous n'avez pas encore entendu parler de l'OFF-CIEL, c'est que vous n'avez pas lu la diagonale cette semaine !
J'ai tenté de me frayer un chemin au milieu de la folie médiatique qu'entraîne l'événement. Mon objectif : tâter le pouls du public concerné. Qu'attend-on exactement de l'OFF-CIEL ?
Comme vous le savez sans doute, Frédérick Maheux abordera la question du terrorisme dans le jeu vidéo Call of Duty Modern Warfare 2. Qu'en pensait cette victime agonisante ?
Le pauvre homme cessa vite d'être vivant. Qu'à cela ne tienne ! J'attrapai un avion au vol et atterris en terre américaine. Ma cible : la reine de la pop.
Je terrassai une bonne douzaine de journalistes afin de m'approcher du tapis rouge (Lady Gaga ne se promène jamais que sur un tapis rouge). Je lançai ma question : «Alice van der Klei prétend que vous malmenez le recyclage culturel ! Cela vous choque ?»
Silvester Stallone et Arnold Schwarzenegger, que je croisai un peu plus loin, n'étaient guère plus émus de figurer dans le corpus d'Amélie Paquet.
À ce point, je l'avoue, les réponses que j'avais obtenues ne satisfaisaient peu. Je décidai de me pencher sur une question plus modeste, faisant partie de la vie quotidienne de toutes les femmes : le cumshot.
Cette artiste du cumshot, qu'on voit ici en pleine répétition, a bien voulu répondre à mes questions : «Antonio Dominguez Leiva s'intéresse à l'esthétique du cumshot. Mais on oublie parfois toute la discipline qu'exige ce 11e art. Avez-vous l'impression que votre travail est reconnu à sa juste valeur ?»
De retour à Montréal, la gang d'Occupation Double m'avait préparé un comité d'accueil !
Qu'on se le tienne pour dit ! Demain, au café de l'Usine C, le party commence à 18h00 ... et se termine aux petites heures !
Et, bien sûr, en bonne compagnie !
J'ai tenté de me frayer un chemin au milieu de la folie médiatique qu'entraîne l'événement. Mon objectif : tâter le pouls du public concerné. Qu'attend-on exactement de l'OFF-CIEL ?
Comme vous le savez sans doute, Frédérick Maheux abordera la question du terrorisme dans le jeu vidéo Call of Duty Modern Warfare 2. Qu'en pensait cette victime agonisante ?
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| V.A. : « Arrrgffbleble. Non... partez... il est... il... encore... là...» |
Je terrassai une bonne douzaine de journalistes afin de m'approcher du tapis rouge (Lady Gaga ne se promène jamais que sur un tapis rouge). Je lançai ma question : «Alice van der Klei prétend que vous malmenez le recyclage culturel ! Cela vous choque ?»
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| L.G. : « Hubert, veuillez me débarrasser de ce nuisible.» Hubert : «Che sens préssence étranche, madame Kaka, marchons plus fite.» |
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| «What a beautiful day ! OK now get off my way.» |
Cette artiste du cumshot, qu'on voit ici en pleine répétition, a bien voulu répondre à mes questions : «Antonio Dominguez Leiva s'intéresse à l'esthétique du cumshot. Mais on oublie parfois toute la discipline qu'exige ce 11e art. Avez-vous l'impression que votre travail est reconnu à sa juste valeur ?»
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| «Mais... je viens de vous expliquer tout ça !... Vous venez d'arriver ? ... Je parlais à qui, alors ?» |
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| Toutes : « On et genre trop contentes qu'Andréanne Cormier organise un After Hours ! Mercciiiiiii ! Vous aver tu inviter les gars aussi ?» |
Et, bien sûr, en bonne compagnie !
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